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5 Façons de vivre simplement sa vie- le doute

Publié le par Steeve Bessong

 Il vit le sourire de sa mère se poser sur lui, il se vit à nouveau dans cette rue, se voyant toisé, et sa mère regardé avec mépris, il sentit la froideur humaine se poser sur lui, il ne comprenait pas. Qu’avait il fait de mal ? Pourquoi regardait-on ainsi sa mère ? Pourquoi est ce que personne ne les aimait, pourquoi étaient-ils tous aussi méchants dans les rues ? L’enfant qu’il était ne compris rien, alors il se mit à pleurer, pour noyer sa peur et sa tristesse dans ces gouttes d’eau salées qui apaisent le cœur tout en l’asséchant. Alors il se rappela cette caresse posée sur sa joue, et se petit baisé, qu’elle lui donna en disant : « tu apprendras à vivre et tu devras à vivre avec, Mais s’il te plait n’endurcie pas ton cœur, reste le gentil petit garçon que tu es aujourd’hui » ; mais il se dit ensuite: « je n’ai pas de choix ».

Lorsque Sarah entre, il lève un peu la tête, prend les documents qu’il avait pris soin de mettre dans son tiroir interne. Elle arrive devant son bureau, et contemple chaque coin de la pièce. Le bureau n’est vraiment pas mal, il a une forme demi-circulaire, et donne sur la face centrale du bâtiment. De là, il a du haut du cinquième étage  une très belle vue sur l’ensemble des rues environnantes. Il ne regrettait plus rien dans le fait d’avoir perdu son travail autre fois, il a tout en mieux maintenant, mais il lui faut plus. Il en a besoin pour sa mère, alors il ne peut se permettre de rester lui-même. Il se doit de  changer, et cela même si ces actes seraient douteux, et par douteux, il entend profiteur. Elle s’approche, il lui tend les documents, et elle se presse de sortir. Ils n’échangent  même pas un mot, juste des regards vides de sens qui laissent clairement voir que l’atmosphère n’est pas des plus détendus. Quand elle se retourne, il prend longuement le temps d’admirer son corps, il regrette presque ce qu’il avait fait, mais il se dit une fois de plus que c’était le mieux. Il se lève soudain, et court derrière elle pour la rattraper. Il voulut arrêter sa main, mais eu un peu peur qu’elle réagisse brusquement, alors il se contente de passer devant elle et de la stopper. Elle sursaute mais ne laisse pourtant échapper  aucun son de sa bouche. Elle le regarde avec des yeux étonnés et apeurés. Il lui demande sans détour s’il peut prendre sa journée, qu’il veut régler un problème… Sans prendre le temps de tout écouter, elle lui dit oui. Il la remercie poliment, et retourne prendre quelques affaires dans son bureau. Il ressort quelques secondes après, et prend l’ascenseur pour le sous-sol ; de là il entre dans sa voiture, mais ne démarre pas sur le moment, comme s’il hésitait. Une fois sorti du garage, il prend une route inhabituelle, ce qui surprit Sarah qui regardait sa voiture depuis la fenêtre de son bureau. Elle s’est demandé pendant 30seconde se qui se passait dans la tête de Charles, mais elle chassa encore très vite cette idée. Elle voulait mettre des distances entre eux, et elle ne voulait pas que ce soit remarqué, de peur que son mari ne lui demande la raison de cette distance.

La vie réserve souvent bien des surprises. L’envie parfois est si différente de notre volonté, à chaque levé de soleil, l’on se dit : « Je serais meilleur » l’on se motive, on se donne une autre chance, on se dit : « Je vais arrêter » ; chance que l’on n’arrive pas à saisir. À chaque fois le soleil à la fin de sa course nous rappelle et nous montre sa beauté, sa splendeur et sa gloire, tout en nous montrant combien nous sommes misérables. Pour Charles cette sensation était décuplée, pour la simple raison que pour bon nombre de personnes, la prise de conscience des actes ne se fait que lorsque le fardeau devient lourd. Dans son cas, il se retrouvait en train de programmer de faire un truc qu’il avait toujours détesté ; il avait lutté contre toute sa vie, il avait perdu beaucoup en luttant contre, mais aujourd’hui il cherchait à le faire. Il était devenu le méchant du film ; il avait couché avec son employeur juste parce que celle-ci était assez ouverte avec lui et a de l’argent, il l’avait fait par besoin. Il a semé le doute dans le cœur d’une femme éprise et prise. De plus, il ne comptait aucunement faire marche arrière.

 Il continue de rouler sans vraiment s’en rendre compte, il avance vite, il avait mal, et le vent qui frappait sur son visage portait avec lui un peu de larmes de son cœur. Il roula, plus de 120KM ; et quand il s’arrêta de penser, il se rendit compte qu’il connaissait très bien l’endroit où il se trouvait, il avait tout de suite remarqué le bâtiment qui s’élevait à sa gauche ; c’était la fabrique où Flore l’avait accusé de viol…

 

 

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K
Triste pour tout le monde comme pour Charles de renouer brusquement avec son passé surtout quand il est douloureux. La suite stp
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